Catrin Finch & Seckou Keita

Seckou and Catrin in Mojo’s Top 5

Friday, December 5th, 2014

Mojo Magazine have put Catrin Finch and Seckou Keita’s CD in their Top 5 World Releases of 2014!

 

Clychau Dibon Mojo

Seckou & Catrin New Shows Announced

Friday, December 5th, 2014

Catrin and Seckou have announced two new shows for 2015.

They will play Celtic Connections in February and the Shrewsbury Folk Festival in August.

More dates to follow! See the Live page for full details.

Catrin & Seckou No 1!

Monday, August 18th, 2014

no1Many congratulations to Catrin and Seckou for reaching the No 1 slot on the Amazon World Music Chart. The album is also doing well in the US, currently placed at No 4 on the US Amazon African Chart.

 

Catrin & Seckou on BBC Worldwide

Saturday, August 16th, 2014

BBC_Worldwide_LogoCross-Cultural Collaborations

First broadcast: Saturday 16 August 2014

Global Beats showcases up and coming musical talent from around the world. Presenter Max Reinhardt explores the unique music that can result when artists from different traditions come together to create new sounds. As a broadcaster, event curator and director, Max’s musical life has focused on bringing together contrasting and diverse musical traditions.

This week, the programme also featured the magical sound of strings with Catrin Finch’s harp making award-winning music with the kora of Seckou Keita.

Click below to listen to the interview.

Catrin & Seckou at Lorient Festival: Cap Sene-Galles!

Monday, August 11th, 2014
/ Propos recueillis par Justin Daniel Freeman /

Racontez-nous la genèse du projet.

Seckou Keita : En mars 2012, mon manager, John Hollis, m’appelle en urgence alors que j’étais à Rome pour un concert pour l’Onu. Il avait lancé un projet entre le Malien Toumani Diabaté et la Galloise Catrin Finch. À cause des événements au Mali, ça n’a pas pu se faire comme prévu. Je suis arrivé dans le studio de Catrin qui n’avait aucune connaissance de la musique africaine et dès le premier jour, nous avons travaillé six heures. Finalement, Toumani est arrivé juste avant le premier des cinq concerts et le duo s’est transformé en trio pour les dates de Cardiff et Swansea .

Catrin Finch : Quand on joue avec certains musiciens, il y a un respect mutuel qui s’installe vraiment et c’est ce qu’il s’est passé avec Seckou. On a décidé de pousser le projet plus loin et ça a abouti à l’album “Clychau Dibon” sorti à l’automne .

Comment définiriez-vous votre musique ?
S. K. : C’est difficile de mettre une étiquette là-dessus. Ce n’est pas classique, ce n’est pas world… C’est le résultat d’une expérience totale où l’on a dû aller l’un vers l’autre et chercher la ressemblance entre nos deux harpes. En fait, ce n’est pas de la musique du monde, c’est de la musique pour le monde !

C. F. : Je viens d’un monde très classique, lui d’une tradition de griot, très orale… On est tellement éloignés au départ qu’on pourrait peut-être ranger notre disque sur l’étagère “tout et n’importe quoi” ! ?

Avez-vous rencontré des difficultés à accorder vos répertoires respectifs ?

C. F. : Lorsque j’ai découvert les rythmiques que Seckou a connues toute sa vie, ça a été très difficile à assimiler. Venant d’une formation classique, j’essayais d’écrire nos compositions mais ça n’avait aucun sens, c’est quelque chose qui se ressent. C’est en jouant qu’on a compris qu’il y avait de nombreuses structures communes .

S. K. : Il y a en fait beaucoup de passerelles entre les mélodies galloises des XVe et XVIe siècles et la musique traditionnelle du Sénégal, de la Gambie et du Mali qui datent à peu près de la même époque. Elles se “parlent”. Ça a pris peu d’efforts à marier. D’autre part, Catrin est une incroyable joueuse de harpe, elle a réussi à complètement se déconnecter de sa formation. Pour l’un comme pour l’autre il s’agissait tout simplement d’élargir nos horizons .

Quel a été votre mode de fonctionnement ?

S. K. : Au départ, je suis venu avec mes compositions et quelques morceaux traditionnels, car il fallait trouver des ressemblances entre les deux harpes. Après des recherches sur Llio Rhydderch, avec qui j’avais partagé une tournée en 2002, on a retrouvé un air qu’on a repris, en y ajoutant nos idées ; c’est devenu “Les bras de mer”. Il y a aussi “Robert Ap Huw meets Nialing Sonko”, qui vient du mélange de deux morceaux traditionnels qui se jouent avec les mêmes notes. Je n’ai rien changé sauf le tempo. Ces deux morceaux parlaient “la même langue”. Ça nous a trop excités, on s’est dit : “Woaw comment se fait-il que ça se passe comme ça ?” En fait, le travail avait déjà été fait par nos ancêtres !”

C. F. : Après deux ans à travailler ensemble, on se pousse plus l’un l’autre. Le processus de création change. Au départ il fallait poser des bases. Aujourd’hui on est plus créatifs, on comprend mieux ce que peuvent faire nos instruments. Pendant les balances, par exemple, on arrive avec des petites idées. On sort vite nos smartphones pour ne pas les oublier mais là on arrive à tout un catalogue prêt à être enregistré !

Il y aura donc une suite à Clychau Dibon ?

C. F. : Peut-être ! On ne sait pas encore, mais pour l’instant notre premier album est toujours “en vie”. On ne va pas prendre une décision trop rapide mais on le souhaite .

S. K. : On a déjà fait une trentaine de dates ensemble, il nous en reste une vingtaine et, autour de février 2015, on devrait sortir nos projets personnels. On est prêts pour un nouveau projet commun mais le temps ne nous le permet pas pour l’instant, on doit d’abord retrouver nos sources .

Catrin, Seckou and AMJ rock WOMAD 2014

Tuesday, July 29th, 2014

wom1The Astar family were out in full force this week as WOMAD sold all 40,000 tickets for the first time at Charlton Park.

Catrin & Seckou played a blinder in the early hours of Saturday morning. Don’t take our word for it… here is what the papers said.

“Catrin Finch and Seckou Keita, a collaboration as delightful as it is unlikely. Finch, a Welsh harpist, was lined up a few years ago to play a tour with Malian kora player Toumani Diabaté, and warmed up by rehearsing with his Senegalese counterpart Keita. Diabaté eventually showed up mere hours before the first of those concerts, and though he was there for the tour, Finch felt a closer connection with Keita. They carried on working together and last year released an album of duets, Clychau Dibon, that proved a surprise hit.

Here, the blend of Manding and Welsh material finally stilled the buzz of chatter around the edge of the tent. They listened intently to each other, nodding and smiling as the songs took shape. They duelled playfully on “Future Strings”, Finch plucking ascending chords and running 47-string-long glissandi in a way that is hard for a kora to emulate, though Keita tried; when she knocked rhythms on the frame of her harp, his echo on the gourd of the kora was resonant and strong. The centrepiece of the set, as of the album, was “Robert Ap Huw Meets Nialing Sonko”: in the second half, when Finch took up the dancing Casamance pattern with her right hand, plucking the occasional bass string with her left, the whole tent held its breath.”      Financial Times

“Following Thompson after midnight was the mellifluous award-winning sound of the kora and harp of Seckou Keita and Catrin Finch, as gorgeous as it is on record”   Independent

Copyright: York Tillyer

Copyright: York Tillyer

AMJ were also a huge success on the main stage with the Malmesbury schools’ project. Their biggest gig yet and the Collective has expanded tenfold!

 

Catrin Finch & Seckou Keita Paris debut on InfoAfrique

Saturday, June 14th, 2014

Dibon Telerama! 4F review

Saturday, May 31st, 2014

yele

21/5/2014

Deux CD surprenants où la kora, la harpeluth des griots maliens, est élevée au rang d'instrument soliste.

Virtuose anobli notamment pour ses apartés magiques avec Ali Farka Touré, le Malien Toumani Diabaté fait partie de ces musiciens, qui ont contribué à faire de la kora, la harpe-luth des griots, un instrument soliste à part entière. Son propre père, le grand Sidiki Diabaté, fut pionnier du genre. Perpétuant cette science instrumentale avec son fils, le « petit » Sidiki, jeune prodige de 22 ans, star des scènes rap au Mali, dont on avait déjà entendu le panache et la vélocité. Symbole émouvant, leur huis clos familial (1) s'inscrit dans un certain classicisme. En ressuscitant de vieux morceaux oubliés, père et fils témoignent avant tout de l'intemporalité de leur tradition. Techniquement au sommet, plus volubiles qu'inventifs, ils se contentent de faire ruisseler à quatre mains l'ensorcelante geste mandingue. C'est déjà beaucoup…

On a connu Toumani Diabaté plus aventureux (ses foisonnantes Mandé Variations). Il a failli donner la réplique à la Galloise Catrin Finch sur le projet afro-celte de John Hollis. Les événements maliens ont freiné leur collaboration, et le Sénégalais Seckou Keita l'a remplacé. A travers l'entrelacs cristallin et onirique des cordes de la kora et de la harpe celtique, ce duo singulier explore sur Clychau Dibon (2) les points de convergence mélodiques et harmoniques entre deux cultures instrumentales multiséculaires. La richesse des arrangements (la harpe joue même les basses !) réinvente l'une et l'autre avec une grande fraîcheur. Tout le disque ne tient pas les promesses ambitieuses du premier titre, mélopée celte médiévale réveillée par un ostinato de kora. Mais le lyrisme transcende les compositions plus linéaires. Reproche éventuel à cette production anglaise : son parti pris esthétisant. La joliesse n'est pas un mal, mais plus de folie n'aurait pas nui. — Anne Berthod  

1) Toumani & Sidiki, Toumani et Sidiki Diabaté, 1 CD World Circuit/Harmonia Mundi .
2) Clychau Dibon, Catrin Finch et Seckou Keita, 1 CD Astar-Mwldan/L'Autre distribution .

Catrin & Seckou: “delicate but quietly thrilling” Guardian ***** Review

Tuesday, May 27th, 2014

guardian-logo

5 stars out of 5
Robin Denselow    
The Guardian, Friday 16 May 2014 15.29 BST
Bush Hall, London    

This, I suspect, will be remembered as one of the classic concerts of the year. It was the first London appearance of the celebrated young classical harpist Catrin Finch, and Seckou Keita, the finest British-based exponent of the African harp, the kora. Their debut album, Clychau Dibon, appeared in a whole batch of last year's "best of" lists, mine included, and one might have expected that the duo had already been elevated to the concert circuit – especially after Seckou Keita's impressive solo performance opening for afro-pop singer Salif Keita at the Barbican last month.

The Bush Hall can be rowdy, but they were treated with the respect and total silence that their delicate and quietly thrilling performance deserved. They started, appropriately, with the first track on their album, Genedigaeth Koring-Bato, a thoughtful and elegant piece dedicated to the world's finest kora player, the Malian star Toumani Diabaté. Diabaté had begun to explore the links between kora and harp when he toured Wales with Catrin Finch two years ago, but the collaboration was short-lived, partly because of the political chaos in Mali at the time, and Seckou Keita took over.

On this showing, it's difficult to imagine greater empathy between two outstanding musicians from different cultures that proved to have so much in common. Their first set was made up of instrumental pieces that constantly switched between Welsh and west African influences as the two players traded solo lines, rhythmic backing riffs and flurries of rapid-fire improvisation. From the delicate and gently stately Les Bras De Mer to the strummed kora passages on the rhythmic Future Strings, their playing was quietly exquisite, emotional and inventive. Returning after a break, they showed how their style is still evolving, as they added Welsh and Mandinka vocals in a new lament about a village that was flooded to provide a reservoir. Magnificent.

Clychau Dibon released in France and Switzerland today!

Tuesday, May 27th, 2014

lkautre

http://musique.fnac.com/a7168262/Catrin-Finch-Clychau-dibon-CD-album

Clychau Dibon est la rencontre heureuse et inespérée entre la harpe celtique de la galloise Catrin Finch et la kora (la harpe africaine) du sénégalais Seckou Keita. Un conte de fées, de bardes et de bons esprits au service d’une quête de partage musical.

Réunir dans un même écrin, les sons mêlés de ces deux instruments si éloignés et si similaires est une idée qui a fait son chemin dans l’esprit de John Hollis, co-producteur du disque, depuis les années 80 lorsqu’il sillonnait l’Afrique mandingue en compagnie de Toumani Diabaté. Et certaines idées ont la vie dure ! Ce projet de rencontre, tel un écho du passé ressurgit lors de discussions entre John Hollis et Dilwyn Davis (Théâtre Mwldan de Cardigan, Pays de Galles) qui partageaient la même vision afro-celtique du mariage des cordes et qui deviendra l’autre co-producteur de l’album. Mais pour donner sens et corps à cette démarche il convenait de le faire avec les meilleurs représentants de chaque discipline.

Catrin Finch, « reine de la harpe », harpiste officielle du Prince de Galles d’un côté, Toumani Diabaté, génie malien des 21 cordes de l’autre. La rencontre est planifiée, répétitions, concerts. Malheureusement les évènements au Mali ont eu raison de la présence à temps de Toumani pour les répétitions. C’est Seckou Keita qui prit le relais et échangé avec Catrin sur le répertoire. Une vraie rencontre entre les deux artistes. Les concerts de Catrin et Toumani furent un triomphe et Seckou, invité sur scène par le duo affirma un charisme époustouflant, une élégante puissance de jeu ainsi qu’une humilité déconcertante entre ces deux monstres sacrés. Comme une évidence, en 2012, Catrin et Seckou décidèrent de consommer ensemble ce mariage de cordes et d’enregistrer cet album de feu.

Seckou Keita, naît en 1978 et grandit à Ziguinchor, capitale de la Casamance, au Sud du Sénégal. Il est élevé dans la maison des Cissokho, ses grands parents maternels, dans la pratique et la fabrication de tous les instruments traditionnels, kora, percussions diverses (seourouba, sabar, djembé). Famille de griots, les Cissokho sont des joueurs de kora. A l’âge de sept ans il construit sa première kora, à quatorze il apprend et restitue le répertoire mandingue. Egalement excellent percussionniste, il s’installe en Angleterre en 1998, base arrière de ses multiples tournées internationales. Catrin Finch quant à elle, sensiblement du même âge que Seckou, découvre la harpe à l’âge de 5 ans, quand elle assiste au concert d’une harpiste espagnole. Elle est subjuguée. Elle entame alors un cursus traditionnel et à 9 ans, elle a déjà terminé sa formation. Elle continuera de se perfectionner avec l’une des harpistes les plus renommées du pays, Elinor Bennett. A l’âge de 19 ans elle sera invitée à jouer à Buckingham Palace et deviendra entre 2000 et 2004 la harpiste officielle du palais. A ce titre elle ne cessera de voyager et de représenter son pays dans de multiples manifestations culturelles. Grâce à son statut et sa notoriété elle entend changer l’image qui est généralement celle de la harpe. Elle entend prouver à travers ce type de projet que la harpe n’est pas seulement un instrument médiéval très codifié mais également un incroyable vecteur d’émotions et de partage.

Deux artistes, deux cultures mais un héritage commun, celui des instruments à cordes au son de cristal, mais aussi deux pays imprégnés de cette tradition des bardes d’un côté, des griots de l’autre.

On y transmet les valeurs par le récit, l’oralité, la musique, la poésie. A l’écoute de l’album, on est estomaqués par cette alchimie, le résultat est saisissant, chaque titre, qu’il soit un traditionnel gallois ou une composition de Seckou est restitué comme s’ils les avaient toujours joués ensemble. Un album à mettre entre toutes les oreilles.

CLYCHAU DIBON

Clychau, en gaélique signifie la cloche, les Dibons sont des oiseaux présents notamment le long du fleuve Niger en Guinée. Ils vivent en couple pendant la journée et se séparent toutes les nuits pour retourner dans leur arbre respectif. Au petit matin, lorsqu’ils veulent se rejoindre, l’un chante et l’autre répond en volant vers lui. Ces appels ont été entendus par des chasseurs et restitués à l’aide de percussions. Ce rythme dibon accompagne généralement le retour des fermiers au village. Le dibon est aussi le nom donné à la deuxième corde de la kora.